Aller au contenu principal
Fermer

Attentat près de la tour Eiffel en 2023: le juge antiterroriste a terminé ses investigations
information fournie par AFP 13/01/2026 à 18:16

Des fleurs déposées sur une barrière près de la tour Eiffel le 3 décembre 2023 après l'attaque au couteau qui a coûté la vie à un touriste, à Paris ( AFP / Dimitar DILKOFF )

Des fleurs déposées sur une barrière près de la tour Eiffel le 3 décembre 2023 après l'attaque au couteau qui a coûté la vie à un touriste, à Paris ( AFP / Dimitar DILKOFF )

Le juge d'instruction antiterroriste saisi de l'attaque au couteau ayant coûté la vie à un touriste germano-philippin près de la tour Eiffel en décembre 2023 a terminé ses investigations lundi, le suspect revendiquant toujours, deux ans plus tard, son allégeance au groupe Etat islamique.

Le 6 décembre 2023, Armand Rajabpour-Miyandoab, un ressortissant franco-iranien, a été mis en examen et placé en détention provisoire à l'isolement dans la foulée de cette attaque, au cours de laquelle il a aussi blessé deux personnes à coups de marteau. Il a ensuite été déchu de sa nationalité française.

Lundi, le magistrat instructeur antiterroriste en charge de son dossier a terminé ses investigations, a indiqué mardi à l'AFP une source judiciaire. "C'est quelqu'un qui revendique encore aujourd'hui son allégeance et la nature terroriste de son acte", a ajouté par ailleurs une source proche du dossier.

Contactée, son avocate Clémentine Perros n'a pas souhaité commenter.

En décembre 2023, le suspect avait longuement parlé lors de sa garde à vue.

Il avait affirmé avoir répondu à un "appel fin octobre de l'Etat islamique, demandant à tuer des juifs", avait précisé une source judiciaire après son interrogatoire. Il disait ainsi avoir agi "en réponse aux exactions, selon lui, de l'Etat d'Israël sur la bande de Gaza".

Il avait également indiqué, d'après une source proche de l'enquête, ne pas avoir supporté que la tour Eiffel ait été illuminée "aux couleurs d'Israël" après les massacres commis par le mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023.

- "Plusieurs cibles" -

Il avait précisé avoir envisagé "plusieurs cibles", et notamment le jardin mémoriel des enfants du Vel d'Hiv, en mémoire des enfants juifs raflés les 16 et 17 juillet 1942 pendant la Shoah. "Il y avait des sites juifs envisagés, mais pas que", avait ajouté la source judiciaire.

Plus précisément, sa mise en examen a été prononcée pour assassinat et tentative d'assassinat, en relation avec une entreprise terroriste et en état de récidive légale, et pour association de malfaiteurs terroriste criminelle.

Au moment de l'attaque, les parents et une proche avaient été placés en garde à vue. Ses parents, "très attachés à la France", avaient été vite remis en liberté, d'après la source proche de l'enquête.

La proche, une femme de la "sphère jihadiste", avait reçu une proposition de mariage d'Armand Rajabpour-Miyandoab et l'avait vu "la veille" de son passage à l'acte, selon cette source. Elle avait aussi vu sa garde à vue levée sans poursuites.

Les investigations se sont finalement resserrées sur Armand Rajabpour-Miyandoab, seul mis en examen à la clôture du dossier, selon une autre source proche.

Armand Rajabpour-Miyandoab avait déjà été condamné à cinq ans d'emprisonnement pour association de malfaiteurs terroriste, après un projet d'action violente à La Défense, le quartier des affaires à l'ouest de Paris, en 2016.

Il était sorti en mars 2020 de prison, avec une injonction de soins "impliquant un suivi psychiatrique resserré et contrôlé par un médecin coordinateur" jusqu'à la fin de la mise à l'épreuve le 26 avril 2023, selon le Pnat.

L'attentat avait mis sous pression le gouvernement, deux mois à peine après celui d'Arras (Pas-de-Calais), qui a coûté la vie à l'enseignant Dominique Bernard.

0 commentaire

Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

Pages les plus populaires